Romy Alizée, 26 ans et demi, française, aime manger sa pizza seins nus en plein hiver, chez elle à Paris


Elle est comme ça, Romy. Et elle pousse le vice jusqu’à envoyer une photo prise avec sa webcam pour le prouver.
L’image.
Devant ou derrière l’objectif, Romy pose, compose, décompose, joue, cadre, décadre, déclenche. Ses amis, sa famille, ses amants, sa chambre, ses culottes, ses murs, ses seins, sa vie…
Alles Sehen – “Tout voir”. Ce que l’on sait moins, c’est que Romy a aussi du talent pour en parler. Nous avons pris le temps nécessaire. Installez-vous confortablement, n’oubliez pas votre couverture s’il fait froid, et lisez la plus longue interview de l’histoire de Sleeping Bag Magazine. Elle en vaut la peine, c’est promis.


Interview par Ian Lid. Photographies de Romy Alizée, Alain S.T.H.R. et Laurent Benaïm.

Hot water – Photographie : Alain S.T.H.R.

Hot water – Photographe : Alain S.T.H.R.

Ian : Salut.

Romy : Hey ! Je mange en même temps, désolée.

Pas de soucis, ça ne se verra probablement pas.

(Rire)

Bon appétit !

Merci !

On attaque ? On va commencer par des questions gentilles pour ne pas te couper l’appétit.

Allons-y pour les gentillesses.

Notre “première question” de 2016 n’est pas des plus glamours, mais il faut respecter le protocole : est-ce que tu sais faire pipi debout ?

Oui ! Depuis peu.

Voilà une interview qui commence bien !

Oui mais je triche, j’utilise un pisse-debout. J’ai acheté ça pour aller en festival…

On n’a encore rencontré personne qui y arrive sans accessoire, je te rassure. Mais il parait que c’est possible…

C’est certainement possible oui, avec de l’entrainement, de la détermination. Enfin, y arriver est une chose, le tout est quand même de ne pas tremper ses fringues et ses souliers.

C’est du vécu ?

Ah non, avec le pisse-debout c’est plutôt OK. J’ai jamais essayé sans. Avant, je faisais comme toutes les filles, j’allais me cacher derrière un arbuste, accroupie. Ou bien je faisais la queue pendant des heures pour aller aux toilettes.

Et maintenant, plus besoin d’arbuste ou de toilette, tu vas avec les mecs !

Et les filles qui ont acheté un pisse-debout. J’en ai croisé plein cet été. Les filles étaient ravies.

Effectivement, on en entend de plus en plus parler dans nos interviews.

Bonne nouvelle. Ça fait rire les garçons.

Peux-tu te présenter en quelques phrases ?

Je m’appelle Romy Alizée, je suis franco-grecque, comédienne, modèle et photographe. Je pose nue depuis plusieurs années et tout ce que je fais a un lien direct avec la sexualité, le corps.

Est-ce que Romy Alizée c’est ton vrai prénom ? J’aime beaucoup.

Oui. J’ai un nom de famille grec trop long pour être public (rire). Ma mère a voulu marquer le coup. Mais prénom ultra compliqué à porter quand t’es gamine.

Il faut souffrir pour avoir la classe.

Les gens lisaient “Rémy” quand j’étais petite, quand je faisais des concours de dessins par exemple, et qu’on m’appelait, car oui j’en ai gagnés, et bien j’avais toujours un gros camion en cadeau. Et les adultes étaient bien embêtés quand je débarquais avec mes couettes. Donc ce prénom m’a pas mal marquée.

Du coup, tu as une collection de camions et de ballons de foot ?

Haha non, j’ai toujours aimé jouer à la poupée. Mais à la poupée olé olé, celle que tu fous à poil et à qui tu fais faire le kamasutra.

Ton goût pour le corps et la sexualité remonte à loin, donc.

C’est très drôle en fait. Petite, j’étais déjà totalement obsédée, je n’ai jamais pensé qu’au sexe en fait dans ma vie… Pourtant, j’ai fait ma première fois à 17 ans, tranquillou donc.

Dans la moyenne, oui.

Tout à fait. Mais avant de m’y mettre, j’étais bien bien nourrie d’images, d’idées, d’histoires que j’avais lues. Donc j’étais ultra prête et curieuse.

Il y a une raison particulière à cette curiosité qui remonte à si loin, selon toi ?

Je ne sais pas vraiment. Il y a toujours eu une fascination étrange pour le cul, très liée à ma mère également. Quand elle parlait à des hommes je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer qu’ils allaient se caresser, etc., et ça me dégoûtait autant que ça me fascinait. Je volais les bouquins qu’elle avait sur le développement personnel et je matais les images de cul. Et même à l’école, vers 5 ou 6 ans, je ne sais plus, j’étais toujours obsédée par un ou deux garçons. À 10 ans, j’ai même eu droit à mon premier strip de la part d’un copain de classe. Je pense que j’étais un peu freak sur les bords, et tout était lié au cul. Après, il y a aussi eu le contexte familial qui a peut-être joué. Mais je pense que je suis née obsédée, tout simplement.

C’est mieux que le contraire !

Ah ça ! Je connais des gens désintéressés par le sexe, qui ne comprennent pas que ce soit omniprésent dans ma vie.

Et vous vous entendez bien ?

Oui, j’aime bien leur raconter mes meilleures histoires, tout en détail.

On peut en avoir une ?

Hmm, je peux t’en raconter une, oui. Il y a un peu plus d’un mois, j’ai rencontré un garçon sur Tinder. Je n’étais pas très motivée à l’idée de me faire belle, de séduire car c’était un dimanche soir et je sortais du travail. Je lui ai proposé d’aller voir un film barré au Cinéma des Cinéastes. Je n’avais pas vu son visage car sur toutes ses photos, il était caché derrière un chat ou flouté. Mais je ne sais pas, j’avais eu l’envie de le voir. En arrivant au ciné, j’ai vu un type passer au loin et j’ai espéré très fort que ce soit lui. Et c’était lui. Au cinéma, il ne s’est rien passé, c’était assez tranquille. Puis au bar, rien non plus. Je lui propose de venir chez moi, sans trop savoir, après tout on n’est pas dans la séduction mais on discute bien, et il repart le lendemain à Montréal, chez lui. C’est en arrivant à la maison que je commence à avoir un peu envie de plus. Mais comme il n’y a aucune tension sexuelle entre nous, je ne sais pas comment amener la chose. Alors, comme il est infirmier, je lui demande timidement de me montrer où sont tous mes organes vitaux. Je m’allonge donc, il soulève mon t-shirt, et il commence à me détailler l’intérieur de mon corps. Il est très doux, explique très bien, je fais mine de ne pas toujours comprendre où est quoi, pour lui demander de me montrer à nouveau, et j’insiste bien sur le cœur. Il est où mon putain de cœur ? Il m’effleure le sein gauche, avec beaucoup de sérieux, comme si j’étais sa patiente. Et alors que je me sens déjà toute mouillée, il appuie fort sur mon sein, et le découvre. Et la suite, c’est une nuit ultra intense d’amour, une fusion incroyable et beaucoup, beaucoup de fluides.

Jolie anecdote ! Avec des fluides, en plus.

J’en ai tant d’autres ! Parfois je les note. Pour quand je serai vieille.

N’oublie de nous recontacter quand tu publieras le recueil de tes anecdotes, on te fera de la pub.

Je n’y manquerai pas !

Une autre ?

C’est une rencontre avec un Anglais magnifique, qui est venu de Londres tout spécialement pour me rencontrer. On avait discuté rapidement sur Tinder, et il a débarqué. Et après une bouffe rapide, j’ai senti ma culotte se mouiller sévèrement et je lui ai proposé d’aller visiter mon 18 m². On s’est sauté dessus en quelques secondes et j’ai eu le meilleur orgasme de ma vie. Du rire aux larmes. La fusion.

Photographe : Laurent Benaïm.

Photographe : Laurent Benaïm.

Comment décrirais-tu un orgasme à quelqu’un qui n’en a jamais eu ? Celui-là, par exemple…

Alors… C’est une décharge électrique qui prend totale possession du corps. Une ivresse incroyable, la sensation de ne plus exister pendant quelques secondes. Pendant ces quelques secondes, j’aime sentir que je n’existe plus en tant que corps. C’est la meilleure perche du monde.

Tu t’es déjà fait photographier en plein orgasme ?

Non. Je me suis masturbée pour des photos mais je n’ai jamais eu d’orgasme. J’ai aussi tourné un film porno lesbien, mais pareil, pas eu d’orgasme. Je ne suis pas sûre de vouloir offrir ça à un-e photographe. Mais un autoportrait par contre, oui.

J’allais te le demander. Tu l’as déjà fait toi-même, donc ?

J’ai essayé des petites vidéos en fait. Parce que les photos, techniquement c’était compliqué, ça me coupait. Mais ces vidéos sont bien planquées. J’aime bien me filmer avec mon téléphone quand je me touche. Je me dis que je vais les envoyer à quelqu’un, et je ne le fais pas. Je les garde pour moi !

Même pas un petit extrait en exclusivité pour Sleeping Bag Magazine ?

Haha, je ne sais pas. Je sacralise peut-être ce moment, mais l’orgasme, ouais, pour l’instant c’est trop intime.

En tout cas, sache qu’on en serait honoré.

Et bien vous serez les premiers avertis quand je commencerai une carrière de fille à orgasme.

J’espère bien ! Tu t’es portée volontaire pour cette interview. Pourquoi ?

J’aime bien parler de sexe. Et lire les histoires des autres. Et ça m’excite doucement de savoir que des gens liront ce que je raconte. Et j’aime bien votre site. En fait, parfois j’aimerais organiser des sessions où les gens racontent leurs histoires de fesse. C’est émoustillant, ça me rend curieuse. J’adore demander à mes copines et copains ce qu’ils aiment, je demande généralement beaucoup de détails quand ils/elles ont couché avec quelqu’un. J’aime avoir tous les détails, essayer de sentir ce qu’ils ont ressenti.

C’est effectivement un peu l’idée de notre magazine. On entend tellement parler de sexe, mais on ne sait pas vraiment comment ça se passe concrètement pour chacun.

Oui, c’est ultra chaud d’en parler vraiment. Parfois je demande à des gens ce qu’ils aiment et ça a l’air déplacé, tu vois. Alors que moi ça me rend ouf d’écouter les gens parler de leurs délires, je reste là à les regarder, la bouche entrouverte, la culotte mouillée (mais ça, ils ne le savent pas tout le temps).

Oui, c’est difficile de trouver les questions justes. Surtout que ça dépend beaucoup de la personne à qui tu parles. En tout cas, tes culottes ont l’air d’en voir des vertes et des pas mûres !

(Rire) J’essaye de les divertir autant que je peux, oui.

Tu es un peu l’incarnation vivante de Sleeping Bag Magazine. On va se renommer Romy Alizée Magazine…

Fais ça et je t’envoie mes vidéos orgasmiques !

C’est très joli comme nom de magazine, je suis sûr qu’on ferait un tabac aux USA.

Très certainement. Et au Japon aussi peut-être.

Surtout si on ajoute les vidéos à l’équation.

Alors là, je n’ose pas imaginer ma popularité après ça.

Succès planétaire assuré.

On va y réfléchir.

Oh oui.

Un lieu, un orgasme, une vidéo.

J’aime ! Et un témoignage, en bonus.

Voilà ! Parfois j’ai envie de faire des choses un peu exhib comme ça. Je reviens je vais faire pipi.

 

Tu es donc voyeuse ET exhib, en somme.

À fond fond fond. Je suis ultra visuelle. Ce n’est pas pour rien que je fais de l’image.

J’aurais dû te dire de faire une photo pendant que tu faisais pipi, on aurait pu l’intercaler ici dans l’interview.

Merde. Là, je mange ma pizza froide… C’est moyen chaud. Mais je mange seins nus !

Tu peux aussi faire une photo, dans ce cas !

Allez, je tente.

Formidable.

(Rire) C’est trop laid.

Voyons ça.

Photographie de : Romy herself.

Photographe : Romy herself.

J’adore. Le concept, et la photo.

Une totale maitrise de mon sujet.

Ça confirme à quel point tu es photogénique. Et je suis sérieux.

Je te remercie très sérieusement pour ce doux compliment.

J’ai vu que tu avais posé pour Richarn Kern. J’ai son livre “Model Release”, mais je ne t’ai pas trouvée dedans. C’est paru où ?

J’ai posé pour lui il y a un an et je n’ai jamais eu les images. Je ne crois pas qu’il les ait publiées quelque part.

Ok. Wait and see.

Voilà. Peut-être dans le prochain bouquin.

Ça s’est fait comment ? Tu lui as écrit ?

Oui. Mais il m’a dit qu’il ne faisait plus tellement de photos. Il a quand même bien voulu qu’on en fasse. Ce n’était pas une expérience terrible, haha.

Il vaut mieux poser pour des amateurs ?

Non. Il n’y a pas de règle. Il y a des amateurs chiants, d’autres cools. Pareil chez les pros. J’ai posé pour Ren Hang quand il n’était pas encore trop trop connu. C’était génial car on était huit modèles. Mais pareil, on n’a jamais eu les images, on a pu en trouver quelques-unes sur son Tumblr. Enfin, la photo qu’il a faite de moi reste une de mes préférées de toute ma riche carrière de fille digitale olé olé (Romy fait allusion à la seconde photographie de cette page – voir aussi ici, et puis là pour d’autres images, NDLR).

Tu es aussi photographe, et nous aimons beaucoup. Qui sont tes modèles ?

Pour la plupart, des amis, amant-e-s, il y a ma sœur aussi dans le lot. Puis quelques rares inconnus à qui je suis allée parler.

Dans la rue ?

Oui ! Enfin, il y en a un que j’ai rencontré dans une friperie. Un jeune homme magnifique. Je lui ai filé l’adresse de mon Tumblr et hop, on a fait des images peu de temps après. J’ai déjà abordé des garçons dans des concerts ou dans le métro, mais le style de photo doit faire légèrement peur, c’est très intime, très cul, et les profils de mecs que j’aborde sont souvent des timides. Donc ça ne marche pas à tous les coups. Mais je préfère toujours demander, au pire le type dit non et il repart avec un compliment.

En tout cas, je suis admiratif de ton courage.

De toute façon c’est mon grand truc ça, repérer les garçons dans la rue, le métro, les bars. Je les aime. Dans le métro à huit heures du mat, je suis déjà en train de mater. Je ne fais que ça. Mais il faut oser. C’est plus triste de se prendre un “non” que de regretter. Quand je suis en hésitation du “j’y vais, j’y vais pas”, je me dis “meuf, ce n’est pas possible que tu repartes sans savoir”. Donc j’y vais. Et on me dit que c’est plus simple en tant que fille, mais pas du tout. Je transpire le cul, j’ai sûrement l’air moins crédible et convaincante que les types qui abordent les filles mais je le fais avec le sourire et puis après la personne fait ce qu’elle veut de mon bout de papier.

C’est plus facile sur certains aspects mais probablement plus dur sur d’autres. Dans tous les cas, ça demande du cran.

Oui, c’est clair. Mais je vois des gens d’une telle beauté… Ne serait-ce que pour planter mes yeux une fois dans les leurs, ou entendre le son de leur voix. Une fois, j’ai vu un mec lors d’une soirée, et je n’ai pas réussi à lui parler photo, on était ivres et tout, mais je lui ai quand même dit je t’aime. Comme ça. Et trois mois plus tard, je l’ai croisé dans le métro, je suis retournée le voir, et on s’est vus après. La preuve qu’il ne faut jamais céder à la peur ou à la timidité.

Je vais écrire ça dans mes toilettes, pour le lire tous les jours. Ça va peut-être finir par rentrer !

Mais oui !

Est-ce que tu tiens un journal intime ?

Non. J’écris certaines nuits mémorables, quand c’est avec des personnes très spéciales, pour ne jamais oublier, mais c’est tout.

Le fameux recueil.

Tu en tiens un ?

Non plus.

Je trouve cool que des gens fassent ça. C’est ultra précieux. Tu imagines le truc que tu laisses à ta mort…

Oui, c’est vrai, mais je n’ai pas le courage.

Moi, ça m’emmerde.

Est-ce que l’intelligence est excitante ?

Hmm oui, ça peut être excitant, mais je ne suis pas sûre que ça me fasse plus d’effet que ça. Dans un certain contexte peut-être, quand j’ai envie de me sentir dominée, je peux aimer sentir que l’autre maitrise tout, que je ne suis qu’une petite chose devant il/elle.

Ah, tu es la première à nous dire ça !

Ah oui ? En fait je ne sais pas trop quoi te répondre parce que oui, évidemment, quand je suis excitée par quelqu’un, il y a une forme d’intelligence dans le jeu qui s’instaure peut-être, mais quand je pense à mes anciens amants, je ne vois pas de situation où l’intelligence de la personne m’ait excitée, au-delà du reste.

Photographe : Romy herself.

Photographe : Romy herself.

J’ai l’impression que chez toi, le visuel est primordial. Tu n’aimes pas la photographie par hasard.

Oui. C’est pour ça que je regarde beaucoup les gens. Et que je craque pour les inconnus.

Ça transpire dans cette interview. Tu aimes REGARDER.

J’adore flirter en club aussi. Ce n’est que du visuel, du ressenti. En club, tu ne parles pas. Enfin, c’est le langage des corps. Mais au fond je n’en sais rien, quand je suis dans le truc, le mec ou la nana peut bien être un peu con, je n’y pense même pas.

T’as raison, c’est juste un truc de fille, cette histoire d’intelligence !

(Rire) D’ailleurs, vous ne m’avez pas parlé musique. Je mets ça sur le tapis car j’écoute un mix là, ultra excitant. Et que c’est très très lié à ma sexualité.

C’était la “première question” avant 2016, mais on t’écoute quand même. Je veux le nom de ce mix !

C’est Clara 3000 pour Rinse FM – tape 9. Et à 12:45, ça devient ultra intense. J’ai fait l’amour sur ce mix, c’était dingue. Avant de baiser, j’aime bien choisir la bonne musique. Ça me permet de jouer davantage avec l’autre, d’installer un climat, et de le/la faire entrer dans mon jeu progressivement, sans qu’il/elle capte trop, d’ailleurs.

L’ambiance, c’est un truc de photographe ça. J’y suis aussi très sensible. Si tu veux nous faire ta playlist idéale pour baiser, n’hésite pas à nous l’envoyer par mail, on fera un article séparé dessus.

Super.

On va concurrencer les Inrocks.

(Rire) Je l’avais vue. Alors ce n’est pas du tout ma came.

Ça ne devrait pas être trop dur à concurrencer alors.

Non. Tiens. Écoutez ça un soir. Bon, c’est club, mais ça monte en tension, et c’est parfait quand t’as quelqu’un chez toi, et que les choses sérieuses commencent.

On va voir si tu arrives à nous convaincre, car on écoute plutôt du rock’n’roll d’habitude.

Je veux une playlist rock alors. J’ai un peu délaissé le rock pour la techno…

Ok, on fait ça ! On va mettre nos playlists en concurrence sur le site.

Mercredi, je suis allée voir un spectacle de danse, où une nana fait un truc de folie sur un morceau de PJ Harvey, c’était terriblement sensuel.

Tu te rappelles du nom du spectacle ?

Masculines (extrait vidéo ici, NDLR). C’était incroyablement beau. J’en ai chialé de plaisir.

Quand on aura publié cette interview, ils pourront mettre sur l’affiche : “J’en ai chialé de plaisir.” Romy Alizée.

(Rire) Merveilleux.

Je te dirai s’ils font ça pour l’affiche à Lyon.

Oui s’il te plait… Sinon, en truc rock, enfin rock, “Silence is Sexy” de Einstürzende Neubauten.

Je ne connais pas Einstürzende Neubauten. Je vais écouter. Je te conseille The Kills.

Je connais bien ! Oui, ils ont des morceaux très cul.

J’adore la voix de VV.

Nine Inch Nails aussi a fait des trucs cul à souhait. Des morceaux où tu pourrais te traîner au sol à poil.

Il parait, mais je n’ai jamais lu les paroles.

C’est important pour toi les paroles ?

Pas tellement. Du moment que ce n’est pas du rock néonazi ou chrétien.

Je ne sais pas, le rock chrétien ça doit être drôle. Je n’en ai jamais écouté.

Je suis tombé dessus une fois, lors de la fête de la musique… Une grosse scène et tout. C’était moyen moyen. Je ne me rappelle plus très bien, à vrai dire… Je crois que tu émoustilles mon Skype, ça fait deux fois qu’il plante alors que ce n’était jamais arrivé.

(Rire) Ton Skype tente de savoir ce que je fabrique pendant que j’écris.

Il doit en savoir plus que moi pour s’évanouir comme ça ! Il doit avoir accès à ta webcam. A moins qu’il ne se soit toujours pas remis de ta photo à la pizza. Je le comprends.

J’essaye de faire des photos avec ma bouche, pour envoyer à 2-3 personnes.

Tu déclenches avec ta bouche ?

(Rire) Je suis très technique.

J’espère que je fais partie des 2-3 personnes !

Je ne sais pas. As-tu été sage ?

Je sens que c’est une question piège… Oui et non.

(Rire) Il ne faut jamais être trop sage, pour recevoir mes photos.

Je le savais ! De toute façon, t’interviewer, ce n’est déjà pas très sage…

Tu trouves ? Je me trouve assez sage au final.

Encore un plantage !

Mince ! C’est parce que j’ai remis ma culotte en place.

Ah, c’est de dépit, qu’il plante, alors ! Mais tu as raison, cette interview est presque en train de devenir trop sage, il faut que je sorte l’artillerie lourde.

Voilà. Là, on parle musique c’est bien, mais vas-y, c’est trop OK. Ma mère pourrait lire.

Oh, mais on peut continuer à parler musique si tu veux, on sortira l’artillerie lourde plus tard. Il faut savoir faire languir le lecteur. D’ailleurs, j’ai oublié de dire que j’écoute Iggy Pop – Lust for Life, là, et que c’est pas mal aussi pour baiser.

Ah oui, très très bon choix !

La concurrence va être rude ! Bon, puisque tu n’aimes pas l’intelligence, est-ce qu’au moins tu aimes les muscles et les tatouages ?

Je n’ai pas dit que je n’aimais pas ! Je ne suis pas sensible aux muscles, j’aime les grands garçons très fins. Et les tatouages, je m’en branle.

Tu n’as pas peur de provoquer une vague de régimes chez les hommes en France, avec des propos pareils ? On avait déjà les mannequins anorexiques…

Oh, n’essaye pas de me faire culpabiliser. Il faut de toute façon être grand, et avoir la coupe au bol.

La coupe au bol, ça peut s’arranger.

AH.

Mais tu vas relancer la consommation d’hormones de croissance. Bon, on va être obligés de censurer tout ça si on ne veut pas voir la même polémique qu’avec les mannequins anorexiques.

Merde. Mais c’est pourtant mon fantasme numéro un, les grands garçons minces avec la coupe au bol.

C’est les coiffeurs qui vont être contents.

Mais heureusement, tu peux équilibrer avec ma passion pour les femmes plutôt petites et plantureuses.

Voilà qui est mieux. Dis-moi tout.

Il y a deux types de femmes pour moi : celles que je vais regarder, voire prendre en photo. Et celles que j’ai envie de baiser. Plus “girl next door“.

Tu les abordes aussi dans le métro ?

Je suis assez timide avec les filles.

Les filles avec les filles – Photographie : Romy Alizée.

Les filles avec les filles – Photographe : Romy Alizée.

Two girls having real fun – Photographie : Romy Alizée.

Two girls having real fun – Photographe : Romy Alizée.

Une anecdote à nous raconter ?

Allez. Je partais à Londres en bus avec des amis pour fêter le nouvel an dans l’alcool. Je suis arrivée à la gare, valise en main, et bam, je vois une personne, androgyne, une fille, avec une voix ultra grave. Une brune magnifique. Je tombe un peu amoureuse. On monte tous dans le bus. Et hop. Elle ne se met pas loin. Il y a tellement de gens drôles dans ce bus que tout le monde se met à discuter joyeusement. Moi, je tente des trucs avec cette fille, mais que des trucs nazes, style, je lui demande son oreiller pour dormir dessus. Des trucs absolument nuls. Ma pote lui donne mon numéro “au cas où elle se paume à Londres”. En fait on a discuté tout le séjour, sans se voir. Mais je lui ai envoyé une photo de ma chambre et je crois qu’elle a compris. On s’est vues quand elle est rentrée. Ça a mis un peu de temps à démarrer mais on est sorties ensemble plusieurs mois.

Il faut vraiment que tu publies ce recueil !

Rhaaa, mais j’en ai tant d’autres. Ce mec que j’ai rencontré au 6B, un matin je lui ai offert une vue sur mon cul, en train de plonger mes doigts dans tous mes trous. Que de belles aventures.

Allez, une vraie question de cul.

Allez.

Tu l’as peut-être déjà lue dans une autre interview : le premier orgasme dont je me souvienne, c’était en montant à la corde – je devais avoir 7 ou 8 ans et je ne savais même pas ce qui m’arrivait. Tu te rappelles du tien ?

Oui. Le premier orgasme, c’était avec le premier mec dont je suis vraiment tombée folle amoureuse. On baisait tout le temps. Je mouillais à chaque seconde de ma vie. Et un jour, on faisait l’amour et là, je crie, et je dis, à voix haute ou dans ma tête, je ne sais plus, “oh mais je me pisse dessus”. En fait, j’avais un orgasme, un vrai. J’ai cru que je me pissais dessus tellement la sensation était folle.

Très mignon !

Je ne sais pas vraiment si j’ai fait le coup de la fontaine mais j’en avais partout. C’était romantique. J’adore le cul pervers, trash et romantique.

Tu ne te masturbais pas quand tu étais petite ?

Si, je jouissais mais ce n’était pas l’orgasme. L’orgasme, je peux l’atteindre seule maintenant, comme je veux, mais dans un rapport à deux ce n’est pas automatique.

Ah, tu distingues jouissance et orgasme. Quelle est la différence ?

La jouissance, c’est le plaisir, le bonheur, c’est assez constant dans le rapport sexuel. L’orgasme c’est la jouissance fois dix-mille, qui ne dure que quelques secondes. C’est très physique en fait. Je jouis avec des tas de partenaires mais je n’ai pas forcément un orgasme avec tous.

Ok, je vois. C’est le terme “jouir” qui a deux sens différents : “2. Éprouver du plaisir. […] 6. Éprouver un vif plaisir, un orgasme, etc.”

En fait, c’est avec des partenaires que j’ai dû faire la différence. Des mecs qui te demandent si tu as jouis ? Et tu réponds « oui oui super », et eux « mais tu as eu un orgasme ? ». « Ah non, non pas d’orgasme, mais j’ai jouis, oui. » Bref, c’était une façon simple de dire honnêtement à des partenaires que j’avais surkiffé mais que non, désolé, je n’avais pas eu d’orgasme. Et ce n’est pas grave !

Donc, avant ton premier orgasme avec ce mec, tu n’avais jamais eu d’orgasme toute seule ?

Jamais. De la jouissance, beaucoup.

C’est rigolo, ça, car on entend souvent l’inverse.

(Rire) Merde. Maintenant, j’ai un orgasme quand je veux, en me touchant, mais en duo, ça dépend. Comme je n’ai pas de partenaires fixes, ce n’est pas toujours simple.

Quelle est l’histoire de ton premier sex-toy, si tu en as ?

Je n’en ai pas. Je n’en ai jamais eu. A part un vibromasseur ridicule, tout petit. J’ai besoin de choses organiques.

Ça ne m’étonne pas de toi. Si ni l’intelligence, ni les muscles, ni les tatouages ne sont excitants, est-ce que la vulgarité, elle, est excitante ?

La vulgarité peut m’intéresser, si elle a un sens, mais m’exciter, pas sûr sûr. Haha, je sens que mes réponses commencent à désirer, il me faut m’hydrater !

Tu as encore fait planter Skype, à dire des bêtises. Bref, en dehors du grand mince à la coupe au bol, point de salut.

(Rire)

Voici la question qui va déterminer si tu es vraiment une fille comme les autres ou non : est-ce que tu aimes le rose ?

J’aime désespérément le rose. Que je combine amoureusement à du violet.

C’est la Manif pour Tous qui va être contente.

Aie ! Si tu cherches des photos de mon intérieur, c’est ambiance rose pâle, fleurs et photos de cul sur les murs.

Enfin, il ne faut pas qu’ils lisent le reste de l’interview, hein… Je ferai une version spéciale, ne t’inquiète pas. Mais je mettrai la photo à la pizza en image subliminale.

Le rose teinté de sperme. Le rose sale. C’est tout ce que j’aime. Le beau, le lisse, le gentil, bien sali par le cul. C’est comme quand je m’habille classe pour un rencard. Plus je fais cet effort, plus j’espère qu’on va me mettre minable.

Arrête, tu vas exciter la Manif pour Tous. Et Dieu sait qu’elle n’aime pas ça.

Si ça peut les faire changer de parti, écoute.

Photographie : Romy Alizée

Photographe : Romy Alizée

Retour au romantique. Quelle est la chose la plus adorable qu’on t’ait jamais faite ?

Euh… Me faire parvenir par la poste une capote pleine de sperme – sperme intimement lié à une séance de masturbation dédiée à ma personne.

Comme quoi, une simple question, et le romantisme revient au galop.

Ce foutu romantisme me colle aux pattes.

Quittons-le une bonne fois pour toute. Quand tu fais une recherche sur un site pornographique, quels sont tes mots-clés préférés ? Et ne me dis pas “romance” et “kiss”.

(Rire) Je cherche souvent voyeur, vintage, DP. J’adore les pornos italiens old school. J’aime bien les trucs vintage parce que c’est plus chaud dans les couleurs, je n’aime pas les vidéos professionnelles modernes. J’aime bien les situations, genre le faux docteur. Et les meufs avaient des seins de folie.

Comme les tiens, tu veux dire…

(Rire) Je suis très attachée à la poitrine des actrices. Les petits seins ne m’excitent pas, les très gros non plus, les refaits c’est impossible. Mais je cherche souvent la vidéo des seins parfaits.

On est d’accord. Mais pour être parfaits, il ne faut pas qu’ils soient parfaits, n’est-ce pas ?

La perfection c’est l’opposé de la perfection.

Je crois en avoir vu quelques-uns, et tu me donnes envie d’y retourner. Je me souviens d’une femme aux seins magnifiques, effectivement. Il faudra que tu donnes quelques liens pour nos lecteurs.

Ah !

Une autre playlist, en somme.

Playcul.

Oh yeah.

Tiens, tu connais Owen Gray ?

Non.

OHLALA. Attends.

OHLALA ?

C’est LE SEUL acteur porno qui me fait mouiller. LE SEUL. Son Instagram. Normalement, je m’intéresse aux actrices, je clique jamais pour l’acteur. Ils sont tous affreux. Mais lui… Grand, fin… Pas la coupe au bol mais presque.

Il faudra lui envoyer cette interview, il se fera sûrement la coupe au col… « Ce compte est privé. Demandez à suivre owen.gray pour voir ses photos et vidéos. » En plus je n’ai pas de compte Instagram. Et vu que c’est le nom d’un chanteur jamaïcain, je ne trouve rien sur Google.

Hein ?

[Elle m’envoie une capture d’écran.]

Il a les cheveux assez longs pour se faire une coupe au bol dès demain.

Et oui ! Beaucoup de potentiel cet homme. Et sa queue est superbe. Alors bon.

Justement, tu ne nous as pas parlé de tes critères sur la bite.

Etant donné que je suis visuelle, j’aime les belles bites plutôt longues et larges. Mais je ne m’arrête pas à la taille, j’ai connu des tas de bites pas bien grosses avec lesquelles c’était fou. Mais comme j’aime sucer, j’aime bien qu’il y ait un défi, que ce ne soit pas trop facile de faire une profonde par exemple.

Ce qui est bien avec toi, c’est que tu réponds à mes questions avant que je ne les pose !

(Rire)

Et quelles sont les actrices qui te font mouiller, pour reprendre ton expression ?

Actrices de films pour adultes ?

Oui.

Oh là là, je ne connais pas leurs noms. J’ai vu une fille, Lily Love. Jolie femme. Mais en vrai, je m’en tape. Et si je vois trop de vidéos de la même personne, ça perd son côté naturel et spontané. Je n’aime pas sentir que j’ai affaire à des actrices.

Alors là, je te rejoins. D’ailleurs, je préfère les vidéos d’amateurs. Mais j’aime bien Axelle Mugler. Je l’ai connue par les films érotiques de M6.

Elle a l’air sympa.

C’est son air un peu renfrogné qui me plait, je crois.

Haha.

Revenons à nos moutons. Peux-tu nous faire la liste des liquides corporels que tu as déjà goûtés ? Aussi bien les tiens que ceux des autres…

Je suis une fan absolue des liquides corporels. La mouille, le sperme, la transpiration, la salive. Mais je n’ai jamais bu de pipi ! Ça ne me donne pas envie. J’aime les crachats, le léchage de gueule, que ça coule, partout. J’aime me goûter après la baise, après l’orgasme.

Quand et où as-tu eu ton dernier orgasme ?

Il y a deux jours, chez moi, dans mon nouveau lit, avec un inconnu ravissant.

Une étude menée depuis 1997 par le médecin Jean-Denis Rouillon s’est penchée sur un groupe d’une cinquantaine de femmes âgées de 18 à 35 ans. Il a observé que sans soutien-gorge, “le mamelon remonte en moyenne de 7 millimètres en un an par rapport à l’épaule”. Tentant, non ?

J’ai arrêté le port du soutif il y a 8 mois.

Tu es la fille parfaite, ou quoi ?

En fait, j’ai eu ma période rejet total des choses contraignantes de la vie des femmes qu’on nous a imposées un jour mais auxquelles je ne crois pas. Donc j’ai stoppé le soutif, entre autres choses, et effectivement, mes seins ont pris confiance.

Quelles “autres choses” ?

Les talons, les porte jarretelles, l’épilation, les tampons, les déodorants. J’ai eu une vraie période de gros rejet. J’avais besoin de faire un énorme fuck à tout ça, de ne pas être que dans une séduction codifiée.

Et depuis, tu as repris certaines choses et pas d’autres ?

J’ai tout ajusté selon mes vrais désirs. Par exemple, je rase mes jambes, trois fois par an les aisselles, mais je ne touche pas à mon sexe. Je mets un soutif quand j’ai envie de prolonger le déshabillage avec un partenaire. Je ne mets jamais de talons par contre ; vraiment ; je trouve que c’est le truc le plus con qu’on ait inventé pour les femmes. Ici, tu mets des talons, tu te fais agresser, t’es ultra vulnérable. Je ne veux plus être ralentie dans mon quotidien par des talons. L’objet est beau, j’en ai mille paires chez moi, mais sortir avec, non. On n’est pas assez en sécurité pour s’affliger ça à Paris. Après, j’ai toujours été ultra fan du rouge à lèvres rouge, que j’ai toujours vu davantage comme une excentricité que comme un truc glamour.

Romi + Romy – Photographie : Romy Alizée.

Romi + Romy – Photographe : Romy Alizée.

Et quand tu pars faire un jogging, ou un autre sport, c’est string ou culotte ? Je parie que tu vas me dire que tu ne fais pas de jogging…

Je ne fais pas de jogging, mes seuls sports sont le sexe et le vélo. Et j’ai arrêté le string en 2005.

Dommage, moi j’aime bien, c’est presque vintage maintenant…

C’est vrai. Mais sur mes fesses, c’est totalement WTF.

Bon, dans ce cas…

J’ai la fesse vintage, qui aime la jolie culotte.

Si la fesse est plus vintage que le string… Quels sont les trois plus mémorables endroits où tu as baisé ?

Dans un train, dans un club sur la piste et dans un hall d’immeuble.

Pas mal ! Sur la piste, en toute discrétion ?

C’était du doigtage et branlage. J’avais la jupe qui m’arrivait au menton, je ne sais pas si on était discrets, mais on était foncedés, et je me souviens que des gens criaient “vous êtes trop beauuuuux”. Tout le monde était sous drogue, je suppose, donc tranquille.

Pas discret, mais personne s’en rappelle, en somme. Et la sodomie, dans tout ça ?

AH ! Venons-en.

3h40 de préliminaire, quand même…

Je suis ultra pour, mais j’ai du mal à pratiquer avec des plans cul. Et comme je n’ai personne de fixe ou de régulier, c’est compliqué. Donc les doigts, en attendant plus.

Tes doigts, ou les leurs ?

Les leurs. Les miens, aussi. J’aime bien me doigter devant quelqu’un, mais en passant la main par dessous le cul, à quatre pattes, pour l’effet visuel tu te doutes.

J’ai besoin d’une photo, là !

Je dois avoir cela en stock. Attends. Ah non, je n’ai plus ! Si j’en refais un, je pense à toi. Mais ce sera ultra secret à ne jamais dévoiler.

Promis. Est-ce que tu as des cicatrices liées à tes expériences sexuelles ?

Non.

Voilà, c’était ma dernière question. Une petite photo de toi pour voir si tu as changé depuis tout à l’heure ?

Photographie de : Romy herself.

Photographe : Romy herself.

 Merci ! Fatiguée ?

C’est l’écran. Mais je suis OK. J’ai mis les mains pour faire genre.

J’ai bien vu que tu sur-jouais un peu.

Je ne suis pas actrice pour rien.

Eh oui, j’ai oublié de te poser des questions là-dessus !

Mince, c’est vrai ! On aurait pu aborder mes activités aussi.

On fera une autre interview. Romy Alizée Part 2. Tu es bien trop fatiguée pour le faire maintenant, de toute façon.

Cadeau de fin :

Romy Alizée suce son doigt

Photographe : Romy herself.

Le cadeau de fin parfait. Merci pour tout, je crois qu’on a battu le record de durée d’interview.

(Rire) Ouais, à un moment je me suis demandé si c’était normal. Mais il faut savoir prendre le temps. Et je suis contente de ma photo bouche.

Oui, elle est très belle et sensuelle. Ciao !

Photographie : Romy Alizée.

Photographe : Romy Alizée.

 


 

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One Comment

  1. Je crois bien avoir croisé Romy vendredi dans une soirée assez singulière… J’aurais dû lire cet interview avant, ça m’aurait permis de trouver une idée pour amorcer la conversation !

    Je n’ai qu’une chose à dire après cet interview fluide, mi fleuve, mi fontaine, mi salive… notre monde manque de Romy !

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